10.04.2014

Mot du jour : Alcoolique

Ce terme a mis longtemps à prendre le sens que nous lui connaissons aujourd’hui, à savoir celui d’une personne dépendante à l’alcool.

À l’origine, le terme « alcoolique » était un terme purement scientifique associé à des gaz et des solutions. Ce n’est que dans les années 1800 que le terme « alcool » a été utilisé pour désigner une boisson consommée par les êtres humains, avec presque immédiatement une connotation négative. En 1823, on pouvait lire dans l’American Medical Record que « l’abus de boissons alcooliques expose également à de nombreux dangers ». Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que l’alcool soit associé au poison, l’intoxication, le délirium, l’ivresse, mais aussi au plaisir.

Le terme « alcoolique » a ensuite été rapidement utilisé pour décrire une personne dépendante à l’alcool. On le retrouve dans une publication de la comme on pouvait s’y attendre très stricte Ligue de tempérance d’Écosse qui a été fondée à Glasgow en 1844 et a immédiatement publié sa Scottish Temperance Review dans laquelle elle s’en prenait à la consommation d’alcool et aux alcooliques.

Mais ce sont les Américains, notamment ceux de l’État du Maine, qui ont introduit les premières lois prohibant l’alcool. La consommation d’alcool pour le plaisir a été interdite pendant quatre ans avant que la classe ouvrière ne se révolte et ne fasse retirer cette loi. Ils avaient compris que l’alcool pouvait être un plaisir. Mais ce plaisir peut également se transformer en souffrance. Aujourd’hui, 12 % des Américains ont des problèmes avec l’alcool tandis que près de 3 millions de Britanniques sont des buveurs dépendants, un euphémisme pour alcooliques.