25.02.2016
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Favela – Mot du jour

Chaque jour, près de deux millions de visiteurs descendent dans les rues de Rio à l’occasion de son carnaval, l’un des plus célèbres au monde.

Si la plupart des touristes venus découvrir le Brésil et plus particulièrement Rio de Janeiro se pressent sur la plage de Copacabana, la plus célèbre au monde, et au pied de la célèbre statue de Jésus Christ, un aspect de la vie urbaine de Rio suscite l’intérêt et la curiosité des uns tandis qu’il repousse complètement les autres : les favelas.

Pour résumer, une favela est un bidonville. Rio en compte près de 1 000, qui regroupent environ 1,5 million d’habitants, soit près d’un quart de la population de la ville

Les favelas sont un très bon endroit pour observer de près le mode de vie brésilien, mais si les touristes préfèrent garder leurs distances, c’est par peur de la criminalité, qui a valu une certaine réputation au Brésil. La plupart des touristes pensent qu’il n’est possible de visiter une favela que lorsque l’on connaît quelqu’un qui y vit, et même dans ce cas, l’excursion n’est pas sans danger, indépendamment du fait que la plupart des favelas se situent à proximité de quartiers habités par les classes urbaines moyennes et supérieures. Les quartiers chics ne sont généralement séparés des favelas que par un tunnel étroit.

La première favela de Rio a été fondée en 1879, dix ans après l’abolition de l’esclavage. Ses premiers occupants étaient des soldats et d’anciens esclaves. Ils furent ensuite rejoints par les pauvres progressivement chassés des zones urbaines du centre.

Le mot favela vient d’un mot portugais désignant un bidonville, peut-être dérivé du nom d’une plante originaire du nord-est rural du Brésil (Jatropha phyllacantha).

Ce mot n’apparut pour la première fois en anglais qu’en 1961 dans How to Tango: a solo across South America, dans lequel George Mikes propose une description assez détaillée d’une favela : « Au milieu de tant de beauté et d’élégance, vous découvrez les favelas… Une favela est cabane misérable, délabrée et sale fabriquée avec des bouts de bois, des planches rouillées, des tissus sales et du carton, généralement en moins de vingt-quatre heures… Il n’y a pas d’électricité dans les favelas (à moins, comme c’est le souvent le cas, qu’un favelado audacieux ne réussisse à détourner un câble électrique) ».

Beaucoup de choses ont changé depuis les années 1960. La plupart des favelas d’aujourd’hui sont apparues dans les années 1970 pour accueillir les Brésiliens qui quittaient les zones rurales pour rejoindre les zones fortement urbanisés. Par ailleurs, le gouvernement brésilien a fait beaucoup d’efforts pour améliorer l’infrastructure dans les favelas.

Aujourd’hui, selon une étude publiée en 2013, 80 % des habitants des favelas sont fiers du lieu où ils vivent et 70 % se sentent en sécurité dans leur environnement et n’ont pas l’intention d’en partir même si leurs revenus doublaient.