16.02.2016
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Samba – Mot du jour

La menace du virus Zika et l’instabilité politique du Brésil n’ont pas vraiment affecté les célébrations du carnaval. Le Brésil et ses nombreux touristes venus du monde entier se sont adonnés à un carnaval de cinq jours marqué par des danses et des costumes incroyables. Comme tous les ans, le plus grand carnaval du monde a été secoué par la fièvre de la samba.

C’est en effet au Brésil qu’est née la samba, des influences afro-brésiliennes et des danses rythmées pratiquées sur ses terres depuis la fin du XVIe siècle.

Au cours des siècles suivants, l’Europe découvrit une danse d’Amérique latine, la zemba queca (originaire du Pérou), qui s’associa ensuite au maxixe (tango brésilien) pour devenir la samba.

La première mention écrite en langue anglaise de la samba date de 1885, lorsque Walter Moberly assista à cette danse en Colombie britannique : « It was here I first saw the graceful South American dance—the Zemba Queca (I am not certain how it is spelt). » (« C’est ici pour la première fois que j’assistai à cette danse gracieuse d’Amérique du Sud, la Zemba Queca (je ne suis pas certain de son orthographe). »)

La vraie révolution de la samba commença au début du XXe siècle, à Rio de Janeiro, avec le premier disque de samba officiellement enregistré, « Pelo Telefone ». Composée par Donga, cette chanson décrivait la vie quotidienne à Rio et fut un succès en 1917.

Le mot samba est d’origine portugaise. Certains pensent qu’il est dérivé du mot kimbudu (angolais) semba désignant une « invitation à danser » ainsi que les danses organisées par les esclaves et les anciens esclaves dans les zones rurales de Rio.

La samba a commencé à se répandre aux États-Unis à la fin des années 1930, grâce à de grandes manifestations comme la démonstration de samba organisée en 1938 pour la rencontre de la New York Society of Teachers of Dancing et la Foire universelle de New York de 1939, au cours de laquelle de la musique de samba fut jouée sur le Pavillon brésilien, permettant ainsi à ce rythme de se répandre dans les clubs. Comme le confirme le Britannica Book of the Year 1938 : « La samba est la danse nationale du Brésil, à l’image du fox-trot aux États-Unis… En 1938, la samba commençait à peine à se frayer un chemin dans les boîtes de nuit new-yorkaises. »

Dans les années 1950, un style de samba plus funky commença à se développer dans les favelas de Rio. Initialement appelé samba de morro en raison de son apparition dans les morros (collines), cette danse devint ensuite la samba-de-batucada en raison du style de percussion brésilien d’influence africaine, généralement joué par un ensemble appelé bateria. Le son puissant et le rythme endiablé devinrent la quintessence du carnaval précédent le carême, le premier char du défilé étant celui des écoles de samba (escolas de samba).

Les écoles de samba ou guildes sont traditionnellement associées à des favelas/quartiers particuliers et permettent d’affirmer l’héritage culturel afro-brésilien en opposition au système scolaire dominant.

La samba, en plus d’être une danse de rue puissante, a sa place dans les salles de bal où elle est également connue sous le nom de valse brésilienne.

Pour donner à votre journée un air de samba, suivez le rythme et les instructions de Bellini :

Samba de janeiro (Samba de (Rio) de Janeiro)
Sempre assim,
(Toujours comme ça)
Em cima, em cima
(En haut, en haut)
Em baixo, em baixo
(En bas, en bas)