13.06.2012
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Traduction automatique de sites web – erreurs et pièges

D’une manière générale, l’utilisateur en ligne préfère naviguer sur Internet dans sa langue maternelle. Selon un récent rapport de la Commission européenne, 82 % des utilisateurs qui souhaitaient passer une commande en ligne se sont montrés plutôt réticents lorsque les ressources en ligne ne contenaient pas d’informations dans leur langue maternelle.

De nos jours, proposer un site web en plusieurs langues n’est plus « un plus » mais bel et bien indispensable pour les entreprises opérant sur les marchés mondiaux, notamment dans certains secteurs où la présence en ligne des entreprises accompagnée d’un marketing en ligne rapportent plus que la présence hors ligne.

Pour des raisons de temps et de coûts, certaines entreprises se servent d’outils de traduction automatique gratuits tels que Google Translate ou Yahoo Babel. Bien que tous ces outils aient un réel un but, les résultats peuvent être erronés, voire comporter des erreurs.

Les entreprises investissent beaucoup, en temps et en argent, en faisant appel à des rédacteurs spécialisés pour garantir une qualité parfaite du contenu de leurs sites web dans la langue d’origine. Ce même souci de la perfection devrait s’appliquer lorsqu’il s’agit de présenter les informations à ses clients dans d’autres langues. Dans le cas contraire, cela peut se traduire par des clients mécontents, des réclamations, voire la dégradation de la réputation de l’entreprise.
Voici un exemple récent : le site web du Ministère de la défense de Malaisie (Mindef). En janvier 2012, le Mindef publiait sur son site web une page en anglais édictant un code vestimentaire pour ses employés et ses fonctionnaires.
Voici quelques exemples : Ne pas porter de vêtements « qui frappent l’œil » ; par contre, les « brillants fermés » sont autorisés. Sans oublier les uniformes « de combat de Mangouste » pour les cérémonies officielles.
Le Ministère a fini par retirer ses traductions du site et a publié une déclaration officielle, rejetant la faute sur Google Translate pour la mauvaise qualité des traductions : Et d’ajouter que, dorénavant, toutes les traductions seraient réalisées par des professionnels de la traduction.

Si l’exemple précité n’est pas suffisamment convaincant, voici les principaux pièges à prendre en compte en matière de traduction de sites web :
– La traduction automatique de sites web présente un haut risque de générer des erreurs dans la traduction de textes rédigés en argot ou en langage familier et contenant des abréviations et des variations de contexte.

– La traduction automatique repose sur la traduction littérale à partir de dictionnaires et ne prend pas en considération les différences culturelles et les problèmes de localisation.
Ceci est particulièrement vrai dans le cas de sites web ; en effet, ils doivent être localisés correctement pour pouvoir être utilisés dans un pays qui partage sa langue officielle avec d’autres nations. Ceci pourrait s’appliquer, par exemple, au Brésil, dont la langue officielle est le portugais. Néanmoins, le portugais brésilien et le portugais du Portugal varient considérablement, tant d’un point de vue linguistique que culturel. Afin de ne pas offenser les utilisateurs de votre marché cible, vous devez localiser le contenu et l’adapter aux lectorat local.

– La traduction automatique ne doit pas être utilisée pour l’optimisation de moteurs de recherche et l’optimisation de contenu.
Le succès des activités en ligne d’une entreprise dépend fortement de sa stratégie de référencement. Une campagne de référencement efficace exige une recherche approfondie des mots-clés les plus performants pour un marché donné ou un segment de consommateurs. Une optimisation de contenu réussie est le fruit d’une sélection soigneuse de mots-clés, d’un contenu optimisé et d’une densité suffisante de mots-clés et doit impérativement être confiée à des experts en optimisation de contenus. Les meilleurs résultats ne sont généralement pas obtenus au moyen des méthodes statistiques des outils de traduction automatique.

– La traduction automatique ne doit pas être utilisée pour les campagnes de paiement au clic (Pay Per Click, PPC) ou les autres campagnes marketing de moteurs de recherche (Search Engine Marketing, SEM).
Nombreuses sont les entreprises qui commettent l’erreur d’utiliser la traduction automatique pour leurs campagnes PPC et SEM multilingues. Lorsque les entreprises investissent dans la publicité en ligne via des campagnes PPC ou SEM, elles doivent s’assurer que leurs expressions et mots-clés ont fait l’objet d’une sélection judicieuse qui permette un bon rapport coût-efficacité et, surtout, qui soit capable de générer du trafic sur leur site. Le meilleur moyen d’atteindre de tels résultats est d’engager des campagnes de recherche et de localisation professionnelles dirigées par des spécialistes.
Bien souvent, la traduction automatique d’une page web donnée est stockée sur le serveur du fournisseur de traduction automatique et non de la société elle-même. Par conséquent, ce sont les fournisseurs d’outils de traduction automatique et non les propriétaires des sites web qui utilisent cet outil qui bénéficient réellement de la création de liens et de l’optimisation de contenus pour les moteurs de recherche.

Pour plus d’informations sur la localisation de sites web multilingues et les projets d’optimisation de contenus pour les moteurs de recherche, n’hésitez pas à vous adresser à EVS Translations. EVS Translations vous offre des services complets de traduction de sites ainsi que des services de localisation et d’optimisation de qualité.